Fin de saison 2009

Fin de saison 2009
Traditionnelle coupe de France pour clôturer la saison.
Bien agréable moment où il nous est donné la chance de revoir une grande partie des gens que l'on apprécie et que l'on aime à voir.

Sur le plan de la compétition, absorbé par mon nouveau travail, je n'arrive pas à trouver le temps (et la foi) d'aller m'entraîner. C'est donc avec un footing d'une heure avec ma colloc et une heure de vélo en 3 semaines que j'ai pris le départ de cette ultime compétition.
Un peu de sang dans la bouche, de lactique dans les cuisses et les bras, le coeur qui tape et le souffle de plus en plus court, c'est à peu près les seules sensations que j'ai ressenties.
Faîtes du sport qu'ils disaient !!!
Un très bon moment néanmoins. En effet, j'ai reçu l'entraide de mes coéquipiers comme un cadeau. Poussé en natation (pour la première fois de ma vie), attendu en vélo (pour la première fois aussi) et à la ramasse à pied (ça, c'est plus souvent, lol), mes partenaires et moi prenont la 24e place. Merci Ben, Jéjé et Toon pour ce moment de sport partagé. Désolé de ne pas avoir été à mon avantage et ainsi pu accéder au Top 20 tant convoité.

Top 20 atteint en revanche au classement de la coupe de France avec une 19e place (classement combiné Hommes et Femmes) grâce à nos girls powers qui nous ont montré une belle preuve de solidarité.
Il ne faut pas oublier les duathlètes qui améliorent encore le résultat de l'an dernier en prenant la 11e place.

Dernier moment de fête qui nous rappelle que l'hiver approche. Et pourtant non, le temps reste au beau et au chaud. MEME A RENNES :-) Pourvu que ça dure.
Au milieu d'une infrastructure importante, je m'épanouis vraiment dans la variété des activités que j'ai à mener. Des semaines à plus de 60 heures sont avalées sans même ressentir de lassitude. Le développement d'un environnement vers la recherche d'un optimal permettant à chacun de trouver son compte est un projet passionnant. Les actions à entreprendre sont nombreuses et s'érigent toutes vers la même direction. Cette cohérence de travail est une véritable récompense et une motivation qui me permet de me coucher le soir en attendant impatiemment que le matin arrive.

Sur le plan sportif, grâce à mon ami colloc, j'ai essayé un vélo de CLM et je pense que le virus s'est propagé. La grippe A m'emporte au pays de la vitesse. A pour Aérodynamisme bien sûr. Pas de vaccin encore trouvé. Quoiqu'avec du recul, peut être qu'un rendez vous avec mon banquier :-)

Quelques nouvelles concernant les amis. Mon club de c½ur, Bouliac Triathlon, est devenu Vice Champion de France Vétéran !!! Bravo Phiphi, Patoune, Fabulous Fab et DV et merci pour vous être offert ce superbe titre, véritable récompense d'une équipe solidaire qui s'est fixé un objectif commun et qui le réalise.
Un grand bravo également à Ptitbec pour son finish au championnat du Monde Ironman à Hawaï. Le partage émotionnel qu'il a pu vivre avec son compagnon de galère symbolise pour moi le sport et le dépassement de soi grâce aux autres. L'image d'un sport individuel, fédérateur de valeurs et dont la nécessité du groupe semble patente.

Bonne coupure à tous, soyez heureux, la vie est trop belle

# Posté le lundi 12 octobre 2009 10:20

Modifié le mardi 13 octobre 2009 04:24

Un peu de ma vie ...

Un peu de ma vie …
Les nouvelles se font de plus en plus rares sur ce blog à dominante sportive. C'est tout à fait justifié dans le sens où toute saison de triathlon se finit depuis quelques années par une envie farouche de partir en pré retraite. Las, la passion, l'envie et le goût de l'effort refont surface dès les premiers beaux jours du printemps.
Néanmoins, il aura fallu 9 ans de pratique triathlétique pour arriver à décoder le fait que je suis incapable de mobiliser mon influx nerveux et ma motivation sur plus d'un objectif par an. Cette année, ce fût pour l'Ironman de Nice et l'année prochaine, ce sera certainement pour l'Embruman.
En revanche, je prends énormément de plaisir sur les courses de préparation. Elles font partie intégrante de la planification même si elles ne constituent pas de réels objectifs.

Cette année, le deuxième objectif de la saison était le championnat de Bretagne à Larmor Plage où je devais défendre mon titre. Une course avec drafting qui ne m'avantage guère au vu des mes qualités natatoires.
Je dois avouer que je prends du plaisir dans l'eau mais je n'arrive plus à me faire mal. Je nage vraiment par plaisir de me trouver dans l'élément liquide, quitte à ce que j'y reste un peu plus longtemps que les autres :-)
En revanche, je m'éclate vraiment sur le vélo !!! Ce contraste est saisissant et je pense que je prendrai une petite licence vélo l'an prochain pour me faire plaisir sur des coursettes.
Pour la course à pied, c'est assez fluctuant. Les qualités naturelles que je possède dans cette discipline me permettent de donner le change, mais pas suffisamment pour faire la différence.

Au niveau des compétitions, je suis donc passé au travers du championnat régional où je termine très loin au classement (21e). J'avais anticipé cet échec mais je me devais d'être présent pour légitimer le titre du nouveau champion. Dans toutes les configurations de course, c'était lui le plus fort et il mérite vraiment son titre. Bravo Max.

Ce weekend avait lieu la fameuse finale D3 à Betton. Vainqueur de la demi-finale Nord, nous partions favoris avec le club d'Aix en Provence. Il était nécessaire de faire une course parfaite pour finir à l'une des deux premières places, synonyme de montée en Division 2. Malheureusement, une petite contre performance de Jéjé en natation fait en sorte que les points marqués sont trop nombreux et que nous ne prenons « que » la 4ème place.
D'un point de vue personnel, je faisais cette course sans entraînement (pour des raisons que j'évoquerai un peu plus bas). Mes qualités de nageur étant ce qu'elles sont, l'abscence d'entraînement a été rédhibitoire et c'est à la 50e place que je sors de la partie natation. Un très gros vélo derrière avec une grosse première montée et une excellente course à pied (5e temps) font que je remonte à la 12e place en ayant pris beaucoup de plaisir sur les deux dernières épreuves.
Tony, véritable guerrier dans l'eau, effectue lui aussi un très beau retour sur la partie vélo et finit au courage la partie pédestre en s'octroyant la 9e place. Jéjé, qui n'a pas réussi à accrocher le bon wagon en vélo, finit un peu plus loin en 26ème position, talonné par Bertrand, 31ème. Yo, à cours d'entraînement et blessé, n'a pas préféré terminer la course.

La question de la montée en D2 se posait, même en cas de victoire. En effet, le groupe n'est pas suffisamment performant pour avoir le niveau de la division supérieure. Il aurait fallu quasiment recruter une équipe complète pour prétendre y rester.
La question ne se pose plus :-)

Ce que je voulais évoquer, c'est mon avenir professionnel.
J'ai vécu une petite parenthèse télécommunication au mois d'Août avec des horaires en Business to Consumer (10h30-14h et 17h-20h30). Le boulot ne me plaisant plus (doux euphémisme) et ayant atteint les limites de la découverte d'un nouveau milieu, je décidais de démissionner pour me consacrer pleinement à la préparation de Betton.

Mais une journée de test de sélection pour la formation mise en place par la Fédération Française de Triathlon est venue s'insérer dans le planning. Une opportunité de construire un véritable projet avec mon club de Rennes Triathlon tout en ayant la certification pour le faire de façon légitime.
Il s'agit d'un DEJEPS (Diplôme d'Etat de la Jeunesse, de l'Education Populaire et du Sport), diplôme de niveau III (équivalent Bac +2) avec une double compétence. D'un côté l'entraînement du triathlon et de l'autre le développement, axé sur la communication et la logistique.
Après avoir passé une semaine à raison de 12h de travail par jour (pour trouver des solutions de financement afin de rendre le projet viable), je me retrouve pour la 2ème semaine à Aix en Provence (tiens, tiens), dans le rôle de l'étudiant. Se trouver à nouveau dans une situation d'apprentissage dans un domaine qui me passionne, est vraiment stimulant.
De plus, la formation étant par alternance, je peux continuer à m'investir pleinement pour le club afin de développer les différents projets qui étaient à l'étude.

Une année passionnante se profile :-)
La vie nous apprend l'humilité et la patience. Elle nous permet par le labeur et la volonté d'obtenir des récompenses. Ceci en est une. La réalisation de ce projet est une étape de plus vers la construction de mon moi, vers la construction de mon projet de vie.
Jusqu'il y a peu, je me demandais ce que j'allais faire. A l'heure actuelle, rien ne peut me combler davantage. Ca n'a pas été facile tous les jours d'attendre, de se demander, de se questionner, mais qui a dit que la vie était facile ?

# Posté le lundi 14 septembre 2009 07:40

En pleine transition ...

En pleine transition …
Enfin !!!
Je prends le temps d'écrire, je prends le temps de laisser mes mains taper sur les touches du clavier au rythme de mon inspiration. Expiration ...
Wouaw ! Ca fait du bien :-)

Prendre le temps d'écouter de la musique, prendre le temps de lire, prendre le temps d'être heureux. Faire du sport dans un contexte d'envie et non de contraintes.
Trouver l'influx pour prendre le temps. C'est en cela que réside toute la difficulté. Trouver les ressources pour se bouger et la motivation pour se mettre en action. Tout cela dans le but d'avancer.
Transformer le « je voudrais » en « je veux ». Ne pas se laisser aller à un état amorphe de suffisance, sortir des brumes de nonchalance. Se montrer à soi même que l'on peut y arriver. Se dépasser et aller chercher ses limites. Tout cela dans le but de se connaître un peu plus chaque jour.
Continuer à se mettre en position de faiblesse et apprendre. Entretenir sa force et sa volonté tout en gardant l'humilité que l'on doit avoir face à la vie. L'imprévu, le truc qui ne devait pas arriver, le jamais, le toujours. Maîtriser l'instant qui est, et accepter la fatalité de l'instant qui est passé.

Des mots, des phrases, des pensées, des idées, des valeurs, des sourires, des pleurs, de la joie et du bonheur.
Quelques mots échangés sur une toile de papier internautique. Des mots qui peuvent être lus, interprétés, acceptés, réfutés, adorés, détestés. Des mots qui sonnent, des mots qui résonnent. De la pensée en mots, nous sommes faits. Et pourtant, ce ne sont que des mots. De simples mots.

Tout ça pour dire que ça fait du bien d'écrire.
Se laisser aller à un vague à l'âme d'idées et de pensées. Pensées plus ou moins pensées. Des pensées traduites par ces mots que vous lisez, ces mots que mes mains écrivent de façon spontanée, sans véritable réflexion, sans véritable sens. Mais quelle logique peut se dire la bonne, la vraie ? Quelle logique peut avoir la prétention de maîtriser ce qui n'a ni limites, ni règles ? Je veux bien sûr parler de l'imagination.

Brider son imagination pour ressembler à un modèle ? Pour faire bien ? Pour faire croire que ? « Le bonheur, c'est être heureux ; ce n'est pas de faire croire aux autres qu'on l'est » (Jules Renard).

« Vis chaque jour comme si c'était le dernier et apprends comme si tu devais vivre pour toujours »
Chercher à progresser, à s'améliorer, à devenir ce que l'on veut. Le bonheur, c'est la compréhension du fait que c'est le chemin le véritable objectif. Que l'objectif n'est qu'un leurre, quelque chose que l'on veut à un instant t-1 mais qui n'est plus le même à l'instant t.
Le bonheur, c'est donc de trouver la sérénité d'être sur ce chemin, de profiter de l'ombrage, du doux vent chaud qui souffle, des couleurs que le ciel prend quand le soleil se couche, du monde qui nous entoure, des gens qui nous font vibrer, des personnes que l'on aime et que l'on chérit.

Allez, on arrête là pour ce soir.
Certains se demanderont ce que je fume avant d'aller me coucher. Je leur répondrai : « mais je ne suis pas fou !!! » avec une inclinaison de la tête sur le côté, une forte inspiration nasale et les yeux qui se disent bonjour :-)
Enfin, ceux là, c'est qu'ils ne savent pas qui je suis.

Au fait :

3e de la demi-finale D3, victoire de Rennes Triathlon et qualification pour la finale
2e du Triathlon CD de Feins et Champion d'Ille et Vilaine CD
Courses préparées : Championnat de Bretagne à Larmor Plage (56) le 22 Août et finale D3 à Betton le 12 septembre

Pour le détail, c'est ici


PS : finalement la photo illustre bien la teneur de l'article. Un peu de tout partout mais finalement, en regardant de plus près, on s'y retrouve

# Posté le lundi 03 août 2009 09:42

Modifié le vendredi 07 août 2009 08:24

Nice 2009, 2330 triathlètes sont devenus Ironman

Nice 2009, 2330 triathlètes sont devenus Ironman
Ironman ...

2330 le sont et j'en fais partie.
La différence avec n'importe quelle course que j'ai pu faire est que quelque soit la place, quelque soit le nombre de gens qui te dépassent, tu ressens une grande satisfaction et fierté. Satisfaction et fierté d'en finir avec un tel évènement lorsque tu franchis la ligne d'arrivée.


Mon défi ...

Le pari était osé mais le contrat est presque rempli.
3 mois jour pour jour pour préparer un Ironman et le réaliser en 9h30 (56'/5h12/3h15 +T1/T2). Tout cela après 8 mois de coupure et en ayant réalisé comme course la plus longue jusqu'alors, de simples CD ...
3 mois de préparation à raison de 15h par semaine en suivant un entraînement « optimisé ».


Ma course ...

Aux environs de la 100e place à la sortie de l'eau (58'21 rapportés à 55'30 au prorata de la distance réelle (une bouée a été déplacée d'environ 200m par le flot des vagues)), je me fais doubler par des paquets entiers sur le plat qui amène à la première difficulté (20e km). De là commence 50km d'ascension. 500m à 12%, quelques parties à 6/7% mais la majorité en faux plat montant à 2/3% pour finir par le col de l'Ecre (19km à 7%). Col de l'Ecre que je franchis environ à la 30e place.
Puis c'est de nouveau l'autoroute, ça passe de tous les côtés. Mon manque de puissance sur le plat est rédhibitoire.
Une petite ascension de 7km à 7% et un pied énorme dans la dernière « vraie » descente me permettent tout de même de prendre beaucoup de plaisir. Plaisir quelque peu entaché par M. l'arbitre qui trouve le moyen de m'infliger une pénalité pour un virage coupé ... Sans mise en garde, sans avertissement, directement sanction ! Et au 140e qui plus est. Bref, dans l'état d'esprit d'accepter ce que l'on ne peut changer, je me concentre jusqu'au retour au parc à vélo où je passe par la case prison qui bien que ne me faisant pas perdre 20 000¤, ajoute quelques 6min à mon temps de transition T2.
Au fait, le temps vélo, 5h13'23. Je suis dans les clous !!!

Et là, c'est le drame !
Je suis trop bien. J'ai l'impression de n'avoir rien fait, j'essaie de ralentir l'allure le plus possible mais j'ai la sensation qu'il faudrait que je marche alors !!!
Malheureusement, au 5km, première référence chronométrique, je comprends bien vite que le marathon va être long ... 20'30, sur les bases de 2h50 !!!
Je ralentis et passe en 43'30 au 10 mais ça ne suffira pas et au 15e, c'est l'explosion nette et sans bavure. Je cours à 9/10 km/h complètement à l'arrache. Je passe au semi en me demandant si j'allais finir ... Au 22e, l'énergie est revenue et je cours à 12 à l'heure jusqu'à l'arrivée. Arrivée que je franchis 70e en 9h53'08, heureux de faire moins de 10h.


Mon ressenti

Une natation longue pour le peu d'entraînement, un vélo bien trop plat et un premier marathon difficile à gérer.
Mis à part les sensations intrinsèques à chaque discipline, c'est vraiment la gestion de mon effort que j'ai envie de mettre en avant. Je n'ai jamais écouté que mon ressenti. J'ai toujours avancé à l'allure que j'ai choisie, en faisant abstraction des personnes alentour. Mes temps m'en donnent raison. Avec un peu plus de puissance sur le plat, 5h05 sur le temps vélo était largement jouable. Mais avec des si ... j'aurais gagné la course avec au moins 10min d'avance sur Zamora !!! Et facile en plus !


Satisfaction ou déception ?

Déçu bien sûr de ne pas avoir su gérer ce début de marathon qui me conditionne pour toute la course à pied. Déçu d'autant plus que sans la pénalité, je serais très certainement parti beaucoup moins « frais » et j'aurais certainement pu mieux gérer. Les déceptions sont seulement mathématiques alors que les satisfactions sont à la fois émotionnelles, sensorielles et intellectuelles.
Tellement de satisfactions.
Satisfaction d'avoir fini ce qui représente LA référence dans le monde du sport. Et au badaud qui demande : « Ah ouais, tu fais du triathlon ? Et l'Ironman, tu l'as déjà fait ? », de pouvoir enfin lui répondre : « ET OUAIS MON POTE !!! ».
Satisfaction d'avoir partagé pendant la course des regards qui disaient « on va le faire » et après la course « on l'a fait ». Partagé avec mon père et de nombreux amis.
Satisfaction de finir en bonne santé car hormis quelques courbatures, je n'ai pas l'impression d'avoir fait une telle course.
Satisfaction d'être revenu sur l'aire d'arrivée et de vivre l'émotion ressentie par tous les finishers. Une émotion très forte. Une émotion qui te fait réaliser ce que tu as fait, ce qu'ils ont fait et l'amour qu'ils ont pour leur entourage. Les enfants dans les bras, les chéries qui accueillaient leur héros et même un des Ironman qui franchit la ligne avec un Tshirt, « Céline, veux-tu m'épouser ? ».

Comment ne pas être satisfait ?

JE SUIS UN IRONMAN ;-)

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 13:00

Ironman France – 28 Juin 2009 – 6h30 – Départ pour une belle journée

Ironman France – 28 Juin 2009 – 6h30 – Départ pour une belle journée
Je ne m'étais jamais inscrit à une compétition avec autant d'avance et préparé en si peu de temps. Et pourtant j'ai le sentiment d'être prêt.
Je retrouve petit à petit l'harmonie entre les différents secteurs de ma vie et cela me procure une sérénité qui fait que je me sens bien.

12 semaines de préparation viennent de s'écouler. Du doute à l'envie je suis passé à plusieurs reprises. J'ai essayé d'écouter au maximum mes sensations, aussi bien physiques que psychologiques.
J'arrive détendu et confiant au départ d'une épreuve qui reste un mythe : un IRONMAN !
Sur le parcours de l'ancien triathlon LD de Nice qui a vu défiler les Allen, Lessing, Barel, Van Lierde, Molinas filmés en direct sur TF1. C'était le bon vieux temps.
C'est maintenant à moi d'écrire l'histoire. Non pas l'histoire du triathlon, ce serait mal placé et prétentieux, mais MON histoire, mon chemin, vivre ma propre expérience.

Dompter la houle méditerranéenne, gravir les cols niçois, fouler la promenade des anglais. Utiliser les mêmes routes et emboîter le pas à des milliers de triathlètes qui sont déjà passés par là. L'émotion ressentie doit être grandiose. Je le souhaite.

Le résultat ?
Il sera ce qu'il sera. L'objectif, je le ressens bien aujourd'hui, est de découvrir quelque chose de différent, quelque chose qui m'est inconnu jusqu'à présent, une partie de mon moi profond, encore inexploré.
L'échec n'existe pas. Je pars l'esprit libéré, je ne ressens aucune pression. Je n'ai rien à perdre, j'ai tout à gagner. Je ne gagnerai peut être pas de slot pour Hawaï mais la source intarissable d'émotions que me procurera cette journée est une récompense bien plus gratifiante.

La vie est belle, soyons heureux de pouvoir choisir, de pouvoir vivre des expériences multiples et riches en émotion. Le partage est tellement bon.
Partage que j'ai pu ressentir ce dimanche avec le titre de Champion de Bretagne par équipe en compagnie de mes coéquipiers. Merci les gars pour ce moment d'effort commun. La cohésion, l'entraide, ce sont des valeurs tellement fortes.

Pour ceux qui veulent suivre la course en direct dimanche, c'est possible sur le site http://www.ironmanfrance.com/ où en sélectionnant le dossard 377, vous pourrez avoir tous les temps intermédiaires.

Bonne semaine à tous.
Ces quelques lignes sont les dernières dans l'état actuel des choses. En effet, la prochaine fois que j'écrirai sur ce blog, je serai peut être un Ironman ...

# Posté le lundi 22 juin 2009 15:58