Ironman ...
2330 le sont et j'en fais partie.
La différence avec n'importe quelle course que j'ai pu faire est que quelque soit la place, quelque soit le nombre de gens qui te dépassent, tu ressens une grande satisfaction et fierté. Satisfaction et fierté d'en finir avec un tel évènement lorsque tu franchis la ligne d'arrivée.
Mon défi ...
Le pari était osé mais le contrat est presque rempli.
3 mois jour pour jour pour préparer un Ironman et le réaliser en 9h30 (56'/5h12/3h15 +T1/T2). Tout cela après 8 mois de coupure et en ayant réalisé comme course la plus longue jusqu'alors, de simples CD ...
3 mois de préparation à raison de 15h par semaine en suivant un entraînement « optimisé ».
Ma course ...
Aux environs de la 100e place à la sortie de l'eau (58'21 rapportés à 55'30 au prorata de la distance réelle (une bouée a été déplacée d'environ 200m par le flot des vagues)), je me fais doubler par des paquets entiers sur le plat qui amène à la première difficulté (20e km). De là commence 50km d'ascension. 500m à 12%, quelques parties à 6/7% mais la majorité en faux plat montant à 2/3% pour finir par le col de l'Ecre (19km à 7%). Col de l'Ecre que je franchis environ à la 30e place.
Puis c'est de nouveau l'autoroute, ça passe de tous les côtés. Mon manque de puissance sur le plat est rédhibitoire.
Une petite ascension de 7km à 7% et un pied énorme dans la dernière « vraie » descente me permettent tout de même de prendre beaucoup de plaisir. Plaisir quelque peu entaché par M. l'arbitre qui trouve le moyen de m'infliger une pénalité pour un virage coupé ... Sans mise en garde, sans avertissement, directement sanction ! Et au 140e qui plus est. Bref, dans l'état d'esprit d'accepter ce que l'on ne peut changer, je me concentre jusqu'au retour au parc à vélo où je passe par la case prison qui bien que ne me faisant pas perdre 20 000¤, ajoute quelques 6min à mon temps de transition T2.
Au fait, le temps vélo, 5h13'23. Je suis dans les clous !!!
Et là, c'est le drame !
Je suis trop bien. J'ai l'impression de n'avoir rien fait, j'essaie de ralentir l'allure le plus possible mais j'ai la sensation qu'il faudrait que je marche alors !!!
Malheureusement, au 5km, première référence chronométrique, je comprends bien vite que le marathon va être long ... 20'30, sur les bases de 2h50 !!!
Je ralentis et passe en 43'30 au 10 mais ça ne suffira pas et au 15e, c'est l'explosion nette et sans bavure. Je cours à 9/10 km/h complètement à l'arrache. Je passe au semi en me demandant si j'allais finir ... Au 22e, l'énergie est revenue et je cours à 12 à l'heure jusqu'à l'arrivée. Arrivée que je franchis 70e en 9h53'08, heureux de faire moins de 10h.
Mon ressenti
Une natation longue pour le peu d'entraînement, un vélo bien trop plat et un premier marathon difficile à gérer.
Mis à part les sensations intrinsèques à chaque discipline, c'est vraiment la gestion de mon effort que j'ai envie de mettre en avant. Je n'ai jamais écouté que mon ressenti. J'ai toujours avancé à l'allure que j'ai choisie, en faisant abstraction des personnes alentour. Mes temps m'en donnent raison. Avec un peu plus de puissance sur le plat, 5h05 sur le temps vélo était largement jouable. Mais avec des si ... j'aurais gagné la course avec au moins 10min d'avance sur Zamora !!! Et facile en plus !
Satisfaction ou déception ?
Déçu bien sûr de ne pas avoir su gérer ce début de marathon qui me conditionne pour toute la course à pied. Déçu d'autant plus que sans la pénalité, je serais très certainement parti beaucoup moins « frais » et j'aurais certainement pu mieux gérer. Les déceptions sont seulement mathématiques alors que les satisfactions sont à la fois émotionnelles, sensorielles et intellectuelles.
Tellement de satisfactions.
Satisfaction d'avoir fini ce qui représente LA référence dans le monde du sport. Et au badaud qui demande : « Ah ouais, tu fais du triathlon ? Et l'Ironman, tu l'as déjà fait ? », de pouvoir enfin lui répondre : « ET OUAIS MON POTE !!! ».
Satisfaction d'avoir partagé pendant la course des regards qui disaient « on va le faire » et après la course « on l'a fait ». Partagé avec mon père et de nombreux amis.
Satisfaction de finir en bonne santé car hormis quelques courbatures, je n'ai pas l'impression d'avoir fait une telle course.
Satisfaction d'être revenu sur l'aire d'arrivée et de vivre l'émotion ressentie par tous les finishers. Une émotion très forte. Une émotion qui te fait réaliser ce que tu as fait, ce qu'ils ont fait et l'amour qu'ils ont pour leur entourage. Les enfants dans les bras, les chéries qui accueillaient leur héros et même un des Ironman qui franchit la ligne avec un Tshirt, « Céline, veux-tu m'épouser ? ».
Comment ne pas être satisfait ?
JE SUIS UN IRONMAN ;-)
2330 le sont et j'en fais partie.
La différence avec n'importe quelle course que j'ai pu faire est que quelque soit la place, quelque soit le nombre de gens qui te dépassent, tu ressens une grande satisfaction et fierté. Satisfaction et fierté d'en finir avec un tel évènement lorsque tu franchis la ligne d'arrivée.
Mon défi ...
Le pari était osé mais le contrat est presque rempli.
3 mois jour pour jour pour préparer un Ironman et le réaliser en 9h30 (56'/5h12/3h15 +T1/T2). Tout cela après 8 mois de coupure et en ayant réalisé comme course la plus longue jusqu'alors, de simples CD ...
3 mois de préparation à raison de 15h par semaine en suivant un entraînement « optimisé ».
Ma course ...
Aux environs de la 100e place à la sortie de l'eau (58'21 rapportés à 55'30 au prorata de la distance réelle (une bouée a été déplacée d'environ 200m par le flot des vagues)), je me fais doubler par des paquets entiers sur le plat qui amène à la première difficulté (20e km). De là commence 50km d'ascension. 500m à 12%, quelques parties à 6/7% mais la majorité en faux plat montant à 2/3% pour finir par le col de l'Ecre (19km à 7%). Col de l'Ecre que je franchis environ à la 30e place.
Puis c'est de nouveau l'autoroute, ça passe de tous les côtés. Mon manque de puissance sur le plat est rédhibitoire.
Une petite ascension de 7km à 7% et un pied énorme dans la dernière « vraie » descente me permettent tout de même de prendre beaucoup de plaisir. Plaisir quelque peu entaché par M. l'arbitre qui trouve le moyen de m'infliger une pénalité pour un virage coupé ... Sans mise en garde, sans avertissement, directement sanction ! Et au 140e qui plus est. Bref, dans l'état d'esprit d'accepter ce que l'on ne peut changer, je me concentre jusqu'au retour au parc à vélo où je passe par la case prison qui bien que ne me faisant pas perdre 20 000¤, ajoute quelques 6min à mon temps de transition T2.
Au fait, le temps vélo, 5h13'23. Je suis dans les clous !!!
Et là, c'est le drame !
Je suis trop bien. J'ai l'impression de n'avoir rien fait, j'essaie de ralentir l'allure le plus possible mais j'ai la sensation qu'il faudrait que je marche alors !!!
Malheureusement, au 5km, première référence chronométrique, je comprends bien vite que le marathon va être long ... 20'30, sur les bases de 2h50 !!!
Je ralentis et passe en 43'30 au 10 mais ça ne suffira pas et au 15e, c'est l'explosion nette et sans bavure. Je cours à 9/10 km/h complètement à l'arrache. Je passe au semi en me demandant si j'allais finir ... Au 22e, l'énergie est revenue et je cours à 12 à l'heure jusqu'à l'arrivée. Arrivée que je franchis 70e en 9h53'08, heureux de faire moins de 10h.
Mon ressenti
Une natation longue pour le peu d'entraînement, un vélo bien trop plat et un premier marathon difficile à gérer.
Mis à part les sensations intrinsèques à chaque discipline, c'est vraiment la gestion de mon effort que j'ai envie de mettre en avant. Je n'ai jamais écouté que mon ressenti. J'ai toujours avancé à l'allure que j'ai choisie, en faisant abstraction des personnes alentour. Mes temps m'en donnent raison. Avec un peu plus de puissance sur le plat, 5h05 sur le temps vélo était largement jouable. Mais avec des si ... j'aurais gagné la course avec au moins 10min d'avance sur Zamora !!! Et facile en plus !
Satisfaction ou déception ?
Déçu bien sûr de ne pas avoir su gérer ce début de marathon qui me conditionne pour toute la course à pied. Déçu d'autant plus que sans la pénalité, je serais très certainement parti beaucoup moins « frais » et j'aurais certainement pu mieux gérer. Les déceptions sont seulement mathématiques alors que les satisfactions sont à la fois émotionnelles, sensorielles et intellectuelles.
Tellement de satisfactions.
Satisfaction d'avoir fini ce qui représente LA référence dans le monde du sport. Et au badaud qui demande : « Ah ouais, tu fais du triathlon ? Et l'Ironman, tu l'as déjà fait ? », de pouvoir enfin lui répondre : « ET OUAIS MON POTE !!! ».
Satisfaction d'avoir partagé pendant la course des regards qui disaient « on va le faire » et après la course « on l'a fait ». Partagé avec mon père et de nombreux amis.
Satisfaction de finir en bonne santé car hormis quelques courbatures, je n'ai pas l'impression d'avoir fait une telle course.
Satisfaction d'être revenu sur l'aire d'arrivée et de vivre l'émotion ressentie par tous les finishers. Une émotion très forte. Une émotion qui te fait réaliser ce que tu as fait, ce qu'ils ont fait et l'amour qu'ils ont pour leur entourage. Les enfants dans les bras, les chéries qui accueillaient leur héros et même un des Ironman qui franchit la ligne avec un Tshirt, « Céline, veux-tu m'épouser ? ».
Comment ne pas être satisfait ?
JE SUIS UN IRONMAN ;-)



